Les changements climatiques préoccupent le GTCIS
Outre la Caritas Développement Niger (CADEV Niger : MM. Younoussi YORO, AYOUBA, ILLO Abdoul, GALADIMA Souleyman) qui accueille, cette 4è rencontre du GTCIS enregistre la participation de Caritas Internationalis (Père Pierre CIBAMBO), de Caritas Africa (M. Jacques DINAN), de Caritas Sénégal (Abbé Ambroise TINE), de Caritas Mali (M. TOGO Théodore), de Caritas Côte d’Ivoire (M. Hyacinthe N’DATIEN), de l’UNAD Caritas Tchad(M. DJIMTIBAYE Lapia), de CRS Niger(Mme WASHINGTON/SOW Lisa), de Caritas Belgique (M. Bruno VERMEYLEN), de Caritas Espagne (M. Carluccio GIANNINI) et de l’OCADES Caritas Burkina(Mgr Paul OUEDRAOGO, Abbé Isidore OUEDRAOGO, M. Arsène Flavien BATIONO).

- Les participants aux travaux du GTCIS
D’autres Caritas étaient également attendues mais pour des contraintes diverses elles n’ont pu honorer le rendez-vous de Niamey. Il s’agit de Caritas Luxembourg, Suisse, Guinée Bissau, Allemagne, France, Cap vert, Gambie et de la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel. Qu’à cela ne tienne, leur contribution à l’animation du GTCIS a été saluée à sa juste valeur.

- Le présidium à l’ouverture des travaux
La rencontre s’est ouverte par une prière du Père Isidore OUEDRAOGO, Secrétaire Exécutif National de l’OCADES Caritas Burkina qui a imploré l’assistance de Dieu afin que les travaux se déroulent normalement pour aboutir à de pertinentes conclusions.

- S.E. Mgr Michel CARTATEGUY, Archevêque de Niamey
Puis ce fut autour de S.E. Mgr Michel CARTATEGUY, Archevêque de Niamey de prendre la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les participants. Il a insisté sur la nécessité pour les Caritas membres du GTCIS de fédérer leurs énergies pour contrecarrer les crises multiformes auxquelles les populations du Sahel sont confrontées. « De nombreuses populations sont victimes des changements climatiques et de choix politiques pas toujours adéquats. Cette année, les pays du Sahel ont été confrontés à de graves inondations. Dans ce contexte, nous devons élaborer et conduire des programmes ingénieux et courageux qui pourront répondre aux besoins sécuritaires et alimentaires des populations ».C’est pour cette raison que l’Archevêque de Niamey a souhaité que cette 4è rencontre du GTCIS « soit pleine d’espérance ».

« Ensemble, nous sommes plus ! »
Dans son intervention, le Père Pierre CIBAMBO de Caritas Internationalis a également réaffirmé l’urgence de la synergie d’action ; le leitmotiv étant : « Ensemble, nous sommes plus ! ». Il a rappelé que l’Eglise, experte en humanité avait pour mission d’œuvrer au développement intégral de tout homme et de tout l’homme. Dans ce sens, poursuivra-t-il, Caritas Internationalis met un point d’honneur à la solidarité, au partenariat et à la subsidiarité entre ses membres.

- le Père Pierre CIBAMBO de Caritas Internationalis
Selon le Père Pierre CIBAMBO, sur le terrain, les actions doivent se mener dans le respect et la reconnaissance mutuelle, l’abandon de toute forme d’arrogance, la gestion responsable des ressources, l’imputabilité vis-à-vis des donateurs et des bénéficiaires. Ces questions figurent au rang des priorités de Caritas Internationalis qui sont entre autres de répondre aux urgences, d’œuvrer pour le développement intégral de tout homme et de tout l’homme, de contribuer à l’édification de la paix, de contribuer à l’adaptation et au financement des structures de la confédération.
En ce qui concerne les changements climatiques, le Père CIBAMBO interpelle le GTCIS à jouer un rôle d’avant-garde, à savoir anticiper : « Nous ne devons pas jouer continuellement aux pompiers lorsque le phare médiatique est braqué sur une zone. Nous devons au contraire être présents et agir afin d’apporter une réponse effective et de bonne qualité aux populations ». Toujours sur la question des changements climatiques, le Père CIBAMBO indique que Caritas Internationalis sera présente au prochain sommet de Copenhague (7-18 décembre 2009) avec un message fort qui interpelle sur l’impérieuse nécessité de repenser le développement en l’enracinant profondément dans des bases éthiques. « Il faut éviter que ceux qui polluent le moins soient les principales victimes des changements climatiques ».
Intensifier les Mécanismes pour un « Développement Propre ».

- S.E. Mgr Paul OUEDRAOGO, Président de l’OCADES Caritas Burkina, Président de la Pastorale Sociale pour la zone CERAO
Dans son discours d’ouverture, S.E. Mgr Paul OUEDRAOGO, Président de l’OCADES Caritas Burkina, Président de la Pastorale Sociale pour la zone CERAO, a pour sa part indiqué qu’aucun pays à lui tout seul ne pouvait venir à bout des changements climatiques : « Aux mois d’août et de septembre 2009 par exemple, en Afrique, les pays du Sahel : Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal ont été frappés par des inondations aux ampleurs quelques fois jamais égalées. Aujourd’hui, alors que les pays, dans leur grande majorité n’y étaient pas spécialement préparés, ils se retrouvent confrontés à d’énormes problèmes : Infrastructures publiques et para publiques à reconstruire
Sinistrés par milliers à nourrir, soigner, reloger
Activités économiques à relancer
…
Chaque pays, à l’échelle de son territoire et en fonction de ses moyens essaie de faire face à la situation née des inondations en parant au plus pressé. Mais le fait est que tout est prioritaire dans ces pays touchés par les pluies diluviennes. Face à la détresse humaine, la réaction des Caritas ne s’est pas faite attendre. Sur le terrain, de nombreuses initiatives et de nombreux projets sont mis en œuvre pour venir en aide aux populations les plus touchées. Mais la photographie d’ensemble des menaces qui pointent à l’horizon exige une mise en commun des efforts pour des actions ciblées. »
Mgr Paul a également lancé un vibrant appel pour la réduction des Gaz à effet de serre. En ce sens, fait-il savoir : « Il urge d’intensifier les Mécanismes pour un « Développement Propre ». Cela passe par la promotion et la vulgarisation des énergies renouvelables, des biocarburants, l’énergie solaire, le transfert des technologies, … » Après la cérémonie d’ouverture, les travaux ont commencé par l’expression des attentes des participants ainsi que le monitoring des différentes étapes franchies par le GTCIS depuis son lancement en 2006. Les communications livrées dans l’après midi ont porté sur le partenariat avec les Caritas du Sud et la présentation de la réponse des Caritas face aux inondations de septembre qui ont affecté les pays du Sahel.
Arsène Flavien BATIONO
flavien.b@ocadesburkina.org
Chargé de Communication et de
Plaidoyer
(Depuis Niamey)