dimanche 5 septembre 2010

Ouagadougou : décor apocalyptique après une pluie diluvienne !

Une pluie torrentielle est tombée sur Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2009. Les dégâts sont incalculables !

Plus de 300 mm sont tombée sur Ouagadougou et ont fait déborder à la fois les canaux d’évacuation d’eau et barrages, coupant par la même occasion les principales artères de la circulation.De mémoire de Ouagalais, c’est l’une des rares fois qu’une telle pluie est enregistrée avec autant de conséquences à Ouagadougou. Il a plu des cordes de 05 heures du matin à 15heures. Après la pluie, le décor était des plus ahurissants. De nombreuses maisons se sont écroulées comme des châteaux de cartes.

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C’est le désastre

Des ponts ont cédé, rendant la circulation impossible en maints endroits de la ville.

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De nombreux ponts ont cédé

Des véhicules on été emportés par les eaux.

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Les eaux ont été sans pitié pour certains véhicules

A l’hôpital Yalgado Ouédraogo, le plus grand du pays, de nombreux malades ont été évacués pour cause d’inondation.

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Dans la cour de l’hôpital Yalgado

Des milliers de sans-abris sont actuellement dans les rues où dans des écoles pratiquement transformées en « camps de réfugiés ». Mais l’affluence est telle que l’espace s’avère exigu.

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Comme eux, des milliers de personnes ont tout perdu.Elles ne savent plus à quel saint se vouer. Que vont-elles devenir ?

L’activité économique a été momentanément paralysée. Les forces de l’ordre déployées sur le terrain étaient débordées face à l’ampleur des désastres et à la marée humaine qui se constituait sur le théâtre des opérations. La désolation, l’émoi et la consternation se lisaient sur bien des visages.

Ces 05 dernières années, le Burkina Faso est confronté à une situation climatique assez particulière. Sécheresse et fortes inondations se succèdent sans qu’on ne puisse comprendre exactement à quelle logique elles obéissent. Cette année même, la saison a été capricieuse dans son ensemble. Le manque de pluies en début de saison fait de plus en plus place à des pluies diluviennes en fin de saison. La forte pluie a également été enrégistrée dans certaines provinces comme Kaya, Manga...

Après la pluie tombée dans la nuit du lundi 31 août au mardi 1er septembre 2009, un grand travail de reconstruction s’impose. L’épineuse question des sans-abris est également à résoudre sans oublier la situation de ceux dont les champs ont été inondés par les eaux. En somme, de nombreux défis pointent à l’horizon.

En réaction à la sécheresse et aux inondations de la campagne agricole 2007-2008, L’OCADES Caritas Burkina avait initié, avec le soutien de ses partenaires, un projet de renforcement des réserves semencières au profit de milliers de ménages sinistrés. Ce projet a permis à de nombreuses personnes de reconstruire leur vie.

Après cette dernière pluie, des équipes de l’OCADES Caritas Burkina et de CRS/BF ont effectué une sortie de terrain pour constater de visu l’ampleur des dégâts. La stratégie de riposte, à travers des solutions appropriées, est en étude.

Comme le rappelle le Père Isidore OUEDRAOGO, Secrétaire Exécutif National de l’OCADES Caritas Burkina, c’est dans ces moments particulièrement difficiles et éprouvants pour tous que la solidarité doit être plus affective et effective ! Qu’il en soit donc ainsi !

Arsène Flavien BATIONO

flavien.b@ocadesburkina.org

Chargé de Communication

et de Plaidoyer

OCADES Caritas Burkina


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