dimanche 5 septembre 2010

Ce que l’OCADES Caritas Burkina entend faire pour les femmes

Le colloque national sur la promotion intégrale de la femme a pris fin le 15 mai dernier. Pendant trois jours, les participants venus des 13 diocèses du Burkina, de la zone CERAO (Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest) représentée par le Sénégal, le Mali et le Niger ont passé au peigne fin les conditions de vie des femmes burkinabè. Le diagnostic n’est pas reluisant. A travers leurs recommandations, ils en appellent donc à des mesures fortes pour donner espoir à des millions de femmes et de filles. C’est une question de justice sociale pour laquelle l‘OCADES Caritas Burkina se bat.
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Mgr Paul OUEDRAOGO, Président de l’OCADES Caritas Burkina

Le colloque a été officiellement clos par Mgr Paul OUEDRAOGO, Président de l’OCADES Caritas Burkina. Après avoir remercié les autorités, les différents participants et tous les organisateurs du colloque, il en a tiré trois leçons essentielles :
- Premièrement : «  L’engagement pour la promotion intégrale de la femme n’est pas facultatif, pour qui rêve d’un monde plus juste et plus fraternel. L’humanité ne peut parvenir au bonheur sans prendre en compte la promotion intégrale de la femme.  » Pour Mgr Paul, une humanité où les hommes construisent leur bonheur au détriment de celui des femmes, serait une humanité plus pauvre, plus injuste et donc moins fraternelle. Selon le Président de l’OCADES Caritas Burkina : « Avant l’engagement des structures régionales ou nationales, il s’agit d’abord d’un engagement personnel qui commence dans le milieu familial. Chaque famille est invitée à se poser la question de savoir si son organisation, sa pratique de la solidarité, du dialogue et de la considération mutuelle et sa praxis en matière de gestion font avancer la cause de la promotion intégrale de la femme. La promotion intégrale de la femme commence par la promotion d’une femme, d’une épouse et d’une mère heureuse en famille. »
- La deuxième conviction de Mgr Paul est la suivante : «  La femme reste la meilleure école d’humanisation de l’humanité, mère et maîtresse d’éducation  ». Homme et femme n’ont donc pas à se tenir dans notre monde comme des « pilleurs de privilèges et de droits chacun pour sa part, mais nous avons à veiller au bonheur et à l’épanouissement des uns et des autres et mieux, des uns pour les autres. N’ayons pas peur. Allons à l’école de la promotion intégrale. »
- Troisièmement : «  Il faut des Femmes responsables et des hommes solidaires pour que les choses changent.  » Pour y arriver, les choses doivent être convaincues que les choses peuvent et doivent changer. Dans ce sens, Mgr Paul OUEDRAOGO leur a adressé ce message : « Ne fuyez pas vos responsabilités par un silence coupable ou une résignation stérile. Il ne s’agit pas non plus d’une lutte de classe où les femmes voudraient seulement se dresser contre les hommes. La vraie responsabilité consiste à prendre conscience de ce qu’il y a et de le comprendre, de le faire comprendre et de proposer de nouvelles pistes concrètes pour corriger et promouvoir des conditions nouvelles meilleures. » Dans cette vision, les hommes ont également un grand rôle à jouer : « Les hommes dans cet engagement savent que leur solidarité avec les femmes les mobiliseront pour mieux combler les déficits, fruits d’une injustice masculine et de travailler en faveur des pistes des initiatives familiales, professionnelles, sociales favorisant la promotion intégrale de la femme »

Les participants au colloque ont fait Huit (8) recommandations :

1- L’application diligente des conclusions et recommandations du colloque sur la promotion intégrale de la femme

2-La mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation des recommandations et conclusions du colloque

3-La création de services de promotion féminine dans tous les Secrétariats Exécutifs Diocésains et l’harmonisation de leurs stratégies d’intervention

4- Une synergie d’action entre l’Eglise-Famille de Dieu et les autres acteurs œuvrant dans le domaine de la promotion intégrale de la femme 5-Un plaidoyer/lobbying auprès de l’Etat et des partenaires financiers pour la création d’un fonds de soutien à la jeune fille du secondaire et du supérieur

6- Un plaidoyer/lobbying auprès des services étatiques compétents pour la reconnaissance du statut des Foyers d’accueil des jeunes filles comme œuvre sociale de l’Eglise et leur accompagnement

7- Un plaidoyer/lobbying auprès des personnes ressources et des leaders d’opinion pour l’éducation et la formation de la jeune fille et de la femme

8- Susciter et promouvoir l’esprit d’entreprenariat chez la femme et la jeune fille

Mgr Paul OUEDRAOGO a engagé tout le réseau à opérationnaliser rapidement ces conclusions sur le terrain. L’apothéose du colloque a été la belle soirée culturelle sur la quelle nous reviendrons.

Arsène Flavien BATIONO

flavien.b@ocadesburkina.org

Chargé de Communication

et de Plaidoyer

OCADES Caritas Burkina


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