lundi 6 septembre 2010

SEN : Une unification des forces pour des résultats plus probants !

La date du 13 septembre 2008 sera marquée d’une pierre blanche dans les annales de l’histoire de l’OCADES. C’est en effet, en ce jour béni de Dieu que le Président de L’OCADES Caritas Burkina, Monseigneur Paul OUEDRAOGO, Evêque de Fada N’Gourma, a, de concert avec l’Archevêque de Ouagadougou, Monseigneur Jean-Marie Untaani COMPAORE, et le représentant du Nonce Apostolique, procédé à la bénédiction de la nouvelle chapelle et du nouveau bâtiment du Secrétariat Exécutif National de L’OCADES Caritas Burkina. La réalisation de ces infrastructures figurait au rang des défis de L’OCADES. C’est donc avec légitime fierté que les agents ont assisté à cet évènement. 36 millions, en partie sur fonds propres et sur financement Misereor ont été nécessaires pour la matérialisation de ce cadre de prière et de travail plus adéquat et en phase avec les ambitions de l’Organisation. Le rêve s’est enfin réalisé. Désormais, il appartient aux agents de cette équipe plus soudée du fait de la réunification des forces sur un même site, de donner le meilleur d’eux-mêmes pour remplir au mieux leur mission avec professionnalisme, dévouement et humilité. C’est tout le sens du message de Monseigneur Paul OUEDRAOGO qui les a, à ce propos, exhortés à fuir « le péché de bonne conscience ».

L’OCADES Caritas Burkina est en constante évolution. A travers elle, de plus en plus d’hommes et de femmes s’engagent dans le service aux pauvres et aux marginalisés. A Ouagadougou, siège du Secrétariat Exécutif National, celui-ci officiait dans des locaux différents. Les uns étaient à Samandin dans le quartier où était logé l’ex Caritas et les autres au Centre National Cardinal Paul Zoungrana(CNCPZ). Evidemment la distance entre les deux bureaux ne facilitait pas toujours le travail (perte de temps, d’énergie, de ressources matérielles et financières…).

En 2006, un an après l’arrivée de M. L’Abbé Isidore OUEDRAOGO à la tête de L’OCADES, la réflexion a été engagée à Fada sur la nécessité de regrouper les services du SEN. Une fois les fonds nécessaires acquis, les travaux d’agrandissement des locaux du SEN se trouvant au CNCPZ ont commencé. Ils ont duré 07 mois (février à Août 2008). Depuis le 13 septembre donc toute l’équipe du SEN, forte de 25 agents, siège sur le même site au CNCPZ. Une messe d’action de grâce a été dite ce 13 septembre-là pour ce grand pas qui a été franchi.

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La joie des agents était manifeste

Au cours de son homélie, Monseigneur Paul OUEDRAOGO a vivement recommandé aux travailleurs de ne pas se complaire dans l’autosatisfaction car de nouveaux défis apparaissent de jour en jour. Ils doivent être relevés efficacement.

Pour y parvenir, une permanente remise en cause est nécessaire. Et c’est pour cette raison que le Président de L’OCADES a invité l’ensemble des agents à mettre la prière au centre de leur vie, à vivre une fraternité réelle et à se laisser surtout guider par le Christ, lui le miséricordieux par excellence. Afin de doter les travailleurs des armes nécessaires pour le combat, Monseigneur Paul OUEDRAOGO a procédé à la bénédiction des différents objets de piété et de l’ensemble des bureaux.

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Mgr Paul OUEDRAOGO benissant les bureaux, assisté de M. L’Abbé Armand SAWADOGO, Secrétaire Exécutif Diocésain de Ouahigouya

La bénédiction de la chapelle est revenue à Monseigneur Jean-Marie Untaani COMPAORE.

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Mgr Jean-Marie U. COMPAORE procédant à la bénédiction de la statuette de la Vierge Marie dans la Chapelle

C’est dans cette chapelle que les agents de L’OCADES font leur prière tous les matins avant le début du travail et la messe chaque 1er vendredi du mois.

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C’est dans cette Chapelle que les agents prient tous les matins et font la Messe tous les 1ers vendredis du mois

S’exprimant au nom de tous les agents, la Secrétaire Exécutive Adjointe de l’OCADES Caritas Burkina, Mme Pauline YAMEOGO a remercié tous ceux qui ont contribué à la réalisation des infrastructures. Elle estime que ce nouveau cadre de travail insufflera également un dynamisme nouveau à L’OCADES.

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Tous les services du SEN sont désormais implantés dans le même bâtiment

Le Secrétaire Exécutif National, le Père Isidore OUEDRAOGO lui, s’est appesanti sur l’ engagement et l’effort personnel que chaque agent devrait fournir pour un meilleur rendement à son poste et à l’échelle de toute l’organisation.

Sous la bienveillance de Saint Chrysostome

La cérémonie d’inauguration du bâtiment coïncidait avec la saint Chrysostome. Monseigneur Paul OUEDRAOGO a donc fait découvrir quelques tranches de vie de ce saint homme à l’assistance. Ainsi, retient-on que saint Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople est-il l’un des pères de l’Église grecque. Son éloquence est à l’origine de son surnom de Chrysostome (en grec ancien khrysóstomos, littéralement « Bouche d’or ». Prédicateur inlassable, commentateur infatigable de l’Évangile, Chrysostome entrecroise en permanence deux thèmes : la gloire de Dieu et l’amour du prochain. S’il prêche sur le « sacrement de l’autel » (l’eucharistie), c’est pour continuer sur le « sacrement du frère », et sur la responsabilité des riches en faveur des plus pauvres. A son avis, il n’est nul besoin d’être enterré dans de luxueuses étoffes : les vendre pour soutenir les miséreux étant bien plus intelligent. La coïncidence était donc toute heureuse car L’OCADES a également pour mission d’œuvrer à un monde juste où chaque être humain, quelque soit son statut social a droit au respect de sa dignité. Chaque agent de L’OCADES devrait alors suivre les traces de Saint Jean Chrysostome : utiliser l’éloquence pour convaincre les hommes à se tolérer et surtout à s’entraider.

Arsène Flavien BATIONO

bationoflavien@yahoo.fr

FOCUS

Le Secrétaire Exécutif National de L’OCADES, M. L’Abbé Isidore OUEDRAOGO, donne un éclairage sur ces infrastructures qui ont coûté 36 millions de FCFA.

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Le Père Isidore OUEDRAOGO, Secrétaire Exécutif National de l’OCADES Caritas Burkina

Pourquoi avez-vous décidé de réaménager le siège du Secrétariat Exécutif National de L’OCADES Caritas Burkina ?

Abbé Isidore OUEDRAOGO : Le réaménagement du siège faisait partie des défis identifiés lors de l’atelier de l’équipe du Secrétariat Exécutif National à Fada en juillet 2006. Il répond à la volonté de regrouper tout le personnel sur le même site afin de constituer une équipe de travail, diminuer les incompréhensions, limiter les dépenses et pertes de temps dues à la distance entre les deux bureaux (l’un à Dagnoen et l’autre à Samandin comme c’était le cas auparavant, Ndlr). Tout en recherchant l’efficacité et la rationalité, nous voulons aussi offrir un cadre décent de travail à tous les agents de L’OCADES.

Combien de temps les travaux de réfection ont-ils duré et quel a été leur coût ?

Les travaux ont duré de Février 2008 à fin Août 2008. Les réfections ont coûté 36 millions de FCFA, en partie sur fonds propres et sur financement Miséreor.

Qu’est-ce qui change fondamentalement avec ce nouvel édifice ? Que comporte-t-il exactement ?

Les changements peuvent être appréhendés en termes de vision du travail et de forme de collaboration. Elle est désormais révolue l’époque des deux bureaux. Maintenant le service des comptes est plus proche des usagers. Ce regroupement favorisera également une meilleure harmonie et une plus grande homogénéité des pratiques professionnelles. En ce qui concerne la composition, outre la nouvelle chapelle, le bâtiment comprend une salle de conférence, une salle d’ateliers, sept nouveaux bureaux pour le personnel, un nouveau garage et des pavés.

Quelle appréciation d’ensemble faites-vous de la physionomie actuelle du siège ?

Nous sommes animés d’un sentiment de fierté parce que le défi a été relevé en équipe.. Après tout ce qui a été fait, il reste encore à créer un cadre de convivialité pour le personnel, les visiteurs et tous ceux qui viendront utiliser nos salles de travail.

TEMOIGNAGES D’ACTEURS

A l’issue de la bénédiction, quelques acteurs de l’OCADES se prononcent sur les implications du regroupement.

Monseigneur Paul OUEDRAOGO, Evêque de Fada n’Gourma, Président de L’OCADES Caritas Burkina : «  Nous ne devons pas nous endormir dans le péché de la bonne conscience  »

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Mgr Paul OUEDRAOGO

Monseigneur Paul OUEDRAOGO : Nous sommes Africains et nous savons bien qu’il y a un proverbe de chez nous qui enseigne que « Cœur proche vaut mieux que maison proche. ». En fait, la proximité géographique ne résout rien en elle-même sinon que le problème de la distance géographique. Mais si vous ne voulez pas voir votre voisin, vous ne le verrez pas. Ce n’est pas compliqué. Donc, une des raisons qui a résidé à la construction de ces locaux, c’était d’abord de créer effectivement cette proximité géographique qui a des incidences économiques puisque ça pouvait quand même alléger les charges au niveau de L’OCADES en termes de gestion du personnel. Mais c’est aussi nécessaire d’insister sur le fait que les agents doivent comprendre que c’est la proximité de cœur qui peut leur permettre de faire équipe ensemble, de se sentir comme en famille et de travailler comme en famille en se sentant chacun et chacune responsable pour sa part de la bonne marche de la famille parce qu’en fait c’est de cela qu’il s’agit. Il est aussi nécessaire d’insister sur cet aspect particulier de la chapelle qui a pu être construite. C’est à la suite vraiment du Pape Benoît XVI qui estime que la compétence professionnelle seulement ne suffit pas quand on veut travailler pour les pauvres, les démunis. Il faut aussi la compétence du cœur. Il va de soi que la compétence du cœur se trouve auprès du Seigneur. La chapelle est là pour le rappeler. La compétence du cœur, c’est auprès du seigneur qu’on la trouve, dans l’écoute de sa parole, la pratique des sacrements, en acceptant d’être interpellé parce que c’est le seigneur seulement qui est habilité à nous interpeller à tout moment pour ne pas nous laisser endormir dans le péché de bonne conscience. Nous devons nous dire que nous n’avons pas encore fait assez et que nous pouvons faire encore plus et en tous les cas que nous pouvons faire encore mieux. Et c’est dans cet esprit là que je voudrais vraiment que tous ceux qui travaillent au sein de l’OCADES et qui se donnent comme mission de faire rayonner la charité du Christ, comprennent très bien qu’on doit sentir , dans leur manière de vivre ensemble, dans leur manière de travailler ensemble et dans leur manière de s’occuper des dossiers, qu’ils sont au service des pauvres, des faibles, des démunis, et des marginalisés. Qu’ils n’oublient pas qu’ils doivent toute leur énergie et toute leur raison d’être au Seigneur.

Abbé Isidore OUEDRAOGO, Secrétaire Exécutif National de l’OCADES Caritas Burkina : «  Un agent OCADES est au service de tous les hommes »

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Abbé Isidore OUEDRAOGO

Abbé Isidore OUEDRAOGO : Un agent OCADES, partout où qu’il se trouve doit d’abord travailler pour tous les hommes. Nous attendons donc un engagement de chaque chrétien d’abord dans son milieu de vie pour témoigner de la charité du Christ dans le sens de la transformation de la société. Nous appelons aussi tous les chrétiens à s’engager avec ce qu’ils ont et ce qu’ils sont en donnant le nécessaire souvent pour que les plus pauvres puissent davantage être pris en charge , qu’ils soient dignes au sein de nos communautés. Ceci est très important à L’OCADES.

Mme Pauline YAMEOGO, Secrétaire Exécutive Adjointe de l’OCADES Caritas Burkina «  Le défi a été relevé !  »

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Mme Pauline YAMEOGO

Mme Pauline YAMEOGO : C’est pour nous un sentiment de satisfaction car dès le début, l’équipe était divisée en deux et cela ne facilitait pas le travail. Il y avait le défi de la cohésion de l’équipe, une équipe efficace, une équipe soudée qui était à relever. La construction du bâtiment et la réunion du personnel sur un seul site, montre qu’on a pu relever ce défi-là. C’est un outil de travail. C’est indispensable pour un bon fonctionnement de l’organisation. Et cet outil de travail qui a été mis entre nos mains, résulte de l’effort de plusieurs personnes. De ceux qui nous ont donné les moyens pour le réaliser, des ouvriers qui ont travaillé ici, de L’Abbé Isidore lui-même qui nuit et jour a contrôlé l’évolution des travaux. C’est un outil entre nos mains. Je pense que notre rendement va davantage s’améliorer parce que nous avons de bonnes conditions de travail. Ce que je voudrais dire à l’endroit de mes collaborateurs, c’est qu’il faut du temps pour relever certains défis. Et il ne faut pas être pressé. Il ne faut penser que ceux qui dirigent l’institution tant au niveau des Evêques qu’au niveau du SEN ne voient pas les problèmes. Mais il y a une priorisation des tâches. Et une priorisation qui doit être faite pour atteindre des objectifs. Et même quand on ne le fait pas sur place, cela ne veut pas dire qu’on est inconscient. Maintenant que nous avons un outil entre les mains, nous avons tous à le respecter, à le soigner. Maintenant, la balle est dans notre camp. Nous avons un bel outil, c’est à nous maintenant de l’entretenir, de veiller à sa propreté, de veiller à ce que ce siège demeure un endroit agréable de travail.

Mme Julienne NAPON, Chef du Département Solidarité et Partage (DSP) : «  C’est une très bonne chose  »

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Mme Julienne NAPON, Chef du Département Solidarité et Partage au Secrétariat Exécutif National

Mme Julienne NAPON : Personnellement, c’est un changement et tout changement suscite des réflexions. C’est une très bonne chose dans la mesure où nous avons le SEN sur place.

Propos recueillis par

Arsène Flavien BATIONO

bationoflavien@yahoo.fr


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